Nos centres d’expertise

En 2018-2019, les 3 centres d’expertise chapeautés par la Fondation ont offert des soins et des services à 2 740 enfants et jeunes dans les quartiers Hochelaga, Maisonneuve et Côte-des-Neiges, leur permettant ainsi de développer leur plein potentiel.

0
enfants soignés et outillés
0
centres d'expertise

Soigner

Outiller

Accompagner

La pédiatrie sociale en communauté (PSC) est une approche interdisciplinaire et intersectorielle qui intègre à la médecine, le droit et les sciences sociales. Elle vise à dépister, réduire ou éliminer les sources de stress qui affectent l’état de santé de l’enfant issu d’un milieu vulnérable.

0
interventions
  • Coeur du modèle

    Médecine
    Droit
    Sciences sociales

  • Services spécialisés

    Neuropsychologie
    Pédopsychiatrie
    Orthopédagogie
    Art-thérapie
    Ergothérapie
    Orthophonie
    Musicothérapie
    Soins infirmiers
    Psychoéducation
    Enseignement de la musique

  • Accompagnement

    Éducation spécialisée
    Rattrapage scolaire
    Sexologie

Centre Assistance Enfants en Difficulté (AED)

Situé dans le quartier Hochelaga, AED a ouvert ses portes officiellement en 1999, grâce à la détermination du Dr Gilles Julien et de l’infirmière Claudette Everett. Depuis 20 ans, le centre a accueilli, accompagné et soigné des centaines de familles et fait aujourd’hui partie intégrante du bien-être des enfants et de la vie communautaire du quartier.

Centre de services préventifs à l’enfance (CSPE)

Situé dans le quartier Côte-des-Neiges, le CSPE a ouvert ses portes en 2003. La directrice, Vedrana Petrovic, et les professionnels du centre jouent un rôle formidable dans l’accès aux soins et services offerts aux enfants, dont la plupart sont issus d’une trajectoire d’immigration difficile. En plus des soins en PSC, le CSPE propose des services facilitant la rentrée scolaire des enfants, comme le camp Accès à l’école et l’adaptation en classe grâce à la dramaturgie ou l’aide aux devoirs.

Garage à musique (GAM)

Situé dans le quartier Maisonneuve, le Garage à musique a été développé par Me Hélène (Sioui) Trudel en 2009, avec l’appui de Gérald Bélanger, alors directeur de l’école Très-Saint-Nom-de-Jésus, et de Louis Bellemare, fondateur de Samajam – école de percussions de Montréal. En 2015, le directeur musical, M. Patrick Coiteux, se voit confier la direction générale. Le GAM favorise l’épanouissement des enfants et des jeunes du quartier de 3 à 22 ans, à travers la pédiatrie sociale en communauté, le Centre d’accès scolaire et l'apprentissage collectif de la musique. Cette année, près de 800 enfants et jeunes ont fréquenté ce premier centre spécialisé chaque semaine.

Des projets dans nos centres

reporters politiques

Jeunes reporteur(e)s

Le projet des Jeunes reporteur(e)s est guidé par Me Malika Saher, avocate-médiatrice oeuvrant au sein d’AED et du Garage à musique. Ce projet, qui découle du Droit intégré, est né au mois d’août 2018 d’une rencontre fortuite entre l’actuel député d’Hochelaga-Maisonneuve, M. Alexandre Leduc (alors en pleine campagne électorale) et Élie, une jeune fréquentant l’AED, lors de la « Fête de la ruelle » organisée chaque année par le centre pour célébrer le retour à l’école.

La curiosité d’Élie a mené à créer un groupe de quatre enfants, âgés de 9 à 15 ans, pour jouer les reporteur(e)s dans le cadre des récentes élections provinciales, afin de comprendre les programmes des candidats et de produire un reportage visant à informer les jeunes du quartier sur les élections.

Grâce à l’implication de l’aînée et mentore du groupe, Mariam, les enfants ont fait des recherches approfondies sur les candidats des quatre grands partis de leur quartier et leurs plateformes respectives. Ils ont regardé le débat des chefs et ont préparé des questions en vue de rencontrer les candidats et de les filmer.

En pleine maitrise de soi, ces enfants se sont exprimés devant les candidats et candidates. Ils ont même piqué l'attention de ce groupe d’adultes, en leur soulignant des manquements eu égard au droit à l’information des enfants (comme l’utilisation de nombreux mots que les enfants ne connaissent pas encore, aucune proposition électorale en faveur des enfants et leurs besoins, etc.).

Ce projet les a aussi aidés à s’ouvrir sur l’apprentissage et même à se découvrir une passion pour la politique !

« Les enfants sont des alliés de taille lorsqu’ils sont outillés quant à leurs droits, et informés des enjeux qui les entourent. Avec la vision de Me Hélène (Sioui) Trudel, nous misons sur la participation des enfants dans toutes les sphères de leur vie, y compris en politique ! J’ai vu ces enfants s’informer rigoureusement à propos des engagements des partis interviewés, organiser leur pensée, synthétiser leurs idées, argumenter, poser des questions pertinentes, prendre confiance en eux et réaliser leur pouvoir citoyen, leur pouvoir de changer le monde pour le mieux. »

Me Malika Saher, avocate et médiatrice accréditée

gam mentorat 1

Le programme de mentorat du GAM

Ce programme a pour objectif de soutenir chaque année entre 3 et 6 jeunes du quartier Hochelaga-Maisonneuve aux prises avec des cheminements difficiles, pour les former comme mentors. Le projet déploie les ressources pertinentes afin que ces adolescents puissent être outillés, tout en leur donnant un travail comme aide-professeur de musique et en les accompagnant dans leur retour aux études. Chaque mentor bénéficie d’un suivi psychosocial ou psychoéducatif, en plus d’avoir accès à une équipe de spécialistes associés à la PSC.

« Je suis arrivée au GAM à la suite d’une référence du Dr Julien, vers l’âge de onze ans. Au fil des années, j’y ai pratiqué la guitare et le violon et j’ai participé activement dans l’orchestre senior. Vers la fin du secondaire, j’ai intégré le programme de Mentorat lors duquel j’ai pu apprendre à vulgariser les notions de base en musique et ainsi commencer à les enseigner aux autres enfants et adolescents qui fréquentent le GAM. Puis, plus tard, en parallèle à mes études au Cégep de Saint-Laurent en guitare classique, j’ai commencé à assister la professeure d’éveil musical le week-end. Peu à peu, on m’a aussi confié la tâche de donner de petits cours d’initiation à la guitare à certains enfants. Rapidement, ces cours sont devenus des cours complets et depuis environ deux ans, ils occupent tous mes samedis. Aujourd’hui, je suis assistante-professeure et m’occupe de 5 groupes de 2 à 5 enfants. J’assiste aussi l’ensemble de guitares et quelques groupes débutants durant la semaine, en plus de compléter mes études collégiales et de travailler lors des camps d'été au GAM. Je ne pouvais pas rêver mieux que de démarrer ma carrière en musique ainsi ! »

Valérie, première diplômée du programme de mentorat

bonjour la montagne cdn

Activités Déclic

Conjointement avec des ateliers de musique, des ateliers de droit ont été offerts au GAM aux jeunes de secondaire 3 et 4 du Groupe Déclic. Les jeunes ont été informés et outillés quant à leurs droits, et ont réalisé le pouvoir qu’ils ont de changer les choses dans leur vie, mais aussi dans leurs milieux respectifs, et dans la société en général. Leur sens de l’analyse, leur esprit critique, leur capacité de structurer leurs idées pour argumenter, persuader et convaincre ont été ciblés et mis de l’avant lors d’activités de joutes oratoires.  Un des débats les plus houleux ? La moitié des jeunes ont pris le rôle de parlementaires adultes, et l’autre celui de représentants des jeunes du Québec ; tous ont débattu de la participation des jeunes aux débats sociétaux.

« Les ateliers m’ont appris beaucoup plus sur mes droits, et m’ont fait réaliser que j’ai du potentiel et que nos idées ont beaucoup plus de valeur que nous le pensons »

Anthony, 17 ans

prep ecole

Camp Accès à l’école

en partenariat avec les écoles du quartier, le CLSC Côte-des-Neiges et la Commission scolaire de Montréal, à dépister et accompagner les enfants qui ont des besoins particuliers à combler avant d’intégrer la maternelle.

Depuis 3 ans, chaque été, 2 groupes de 10 enfants de 4 ans sont réunis durant 6 semaines par les psychoéducatrices du CSPE, afin de travailler sur tous les aspects qui pourraient entraver l’entrée à l’école des bambins et d’améliorer leur coffre à outils personnel.

Difficulté de langage et enjeux de socialisation sont les principaux défis sur lesquels interviennent les psychoéducatrices, en lien avec les plans d’action cliniques établis par l’équipe médicale. Elles enseignent donc aux enfants à autoréguler leurs émotions - surtout lors de la séparation d’avec leur mère - à suivre une routine et à gagner en confiance.

« L’entrée à l’école est un moment crucial pour les tout-petits. Le Camp Accès à l’école leur permet de s’épanouir et d’apprendre à se faire confiance. Le camp nous permet de connaître les besoins de l’enfant et de saisir son potentiel, pour l’accompagner dans ce cheminement de rentrée scolaire. Il permet aussi de rassurer les parents, surtout quand l’enfant présente des exigences plus spécifiques, et de partager avec l’école le profil clair de l’enfant pour qu’il soit accueilli de la meilleure façon qui soit. »

Hanan Nasser, psychoéducatrice au CSPE

bonjour la montagne cdn

Projet Bonjour la Montagne

Plusieurs sorties en plein air à St-Hilaire, Val-David, et St-Bruno ont été organisées avec des bénévoles expérimentés afin de permettre aux enfants de Côte-des-Neiges de profiter de la nature, de socialiser et de se dépasser. Plus de vingt enfants, âgés de 8 à 14 ans ont pu profiter de cette sortie et terminer la journée par la dégustation d’une crème glacée !

« Pour des enfants récemment arrivés au Québec, les amener en randonnée leur permet de sortir de la ville et de découvrir des paysages nouveaux en pratiquant une activité physique. Marcher une journée avec des adultes qui sont à leur écoute et qui partagent leur expérience leur apporte beaucoup. Certains confient même que c’est la plus belle journée de ma vie ! »

Monique, bénévole

bonjour la montagne cdn

GlobalChild Rights Dialogue

L’équipe de GlobalChild cherche à mesurer le respect des droits des enfants à travers la planète. Pour ce faire, il est nécessaire d’élaborer des indicateurs de respect de ces droits. Des enfants de partout dans le monde, dont les enfants de l’AED, GAM et du Groupe Déclic, ont été consultés pour l’élaboration de ces indicateurs. En gros, il était demandé aux enfants : comment sait-on que le droit à l’éducation d’un enfant en situation d’handicap est respecté? De cette réflexion est née des guides, et des indicateurs de respect des articles qu’ils analysaient.

Les enfants étaient impliqués et motivés, d’autant plus parce qu’ils savaient que leurs pairs de partout dans le monde faisaient la même réflexion, du Rwanda en Argentine, en passant par la Russie.

« Grâce au projet GlobalChild, j’ai l’impression que les adultes qui ont travaillé sur le projet nous respectent en tant que personnes. Personnellement, j’aime qu’on me demande mon avis sur le droit des enfants, puisque je suis moi-même une enfant. Merci de nous donner l’opportunité de nous exprimer, de vraiment nous écouter et de nous prendre au sérieux  »

Lydia, 11 ans

bonjour la montagne cdn

Studio d’enregistrement avec l’école Chomedey-de-Maisonneuve

Trois classes CMA 2 ont appris une pièce musicale d’actualité (Fortnite) et ils ont ensuite été dans le studio d’enregistrement professionnel de la Maison de la culture Hochelaga-Maisonneuve afin de l’enregistrer. Ils ont ensuite filmé un vidéo-clip dans le quartier afin d’accompagner l’enregistrement audio. Au final, trois vidéoclips ont été faits par les jeunes, ils sont très fiers du résultat et nous avons observé une forte hausse de leur intérêt envers le GAM et la musique grâce à ce projet.

« L’idée était de réitérer l’intérêt à la musique auprès des jeunes. Comment? En changeant leur façon d’apprendre. À Hochelaga-Maisonneuve, la culture est très populaire, seuls les jeux vidéo et les réseaux sociaux les intéressent. Nous nous sommes donc inspirés du jeu Fortnite pour créer des pièces musicales. Le résultat est impressionnant, ça a créé un lien émotif tout en les responsabilisant, ils ont été très touché du résultat et fier d’avoir participé au projet, qui a débuté en septembre et s’est terminé en mai. »

Alexandre Dion, chef de projet, idée originale et réalisateur